Il est loin le temps de The Division premier du nom, le temps où une nouvelle licence se lançait, avec ses promesses et ses défauts.
Et de défaut, ce jeu n'en était pas dépourvu, loin de là.
Ceux qui s'en souviennent, ne devraient pas avoir de mal à se rappeler cette première période de tâtonnement, où il fallut attendre quelques mois avant de pouvoir observer la mise à disposition d'un contenu beaucoup plus en accord avec les attentes des joueurs.
L'ayant vécu, je n'en garde pourtant pas une animosité particulière envers l'équipe de développement de l'époque.
Parce que ce premier opus n'était pas dénoué d'atouts notables, comme sa narration par exemple, qui sans postuler au prix Goncourt était suffisamment correcte pour mettre le joueur en situation et définir un contexte. Bien aidé, également, par un choix d'atmosphère post-apocalyptique et climatique très efficace.
Et Malgré divers loupés, dans les mises à jours qui se succédèrent, personnellement, je pris un certain plaisir à dépasser les 3000 heures de jeu, entrecoupées de pause pour jouer à d'autres titres. D'ailleurs, d'autres que moi n'ont eu aucun mal à dépasser les 5000, 6000, voir 7000 heures, malgré un équilibrage encore discutable à ce jour.

Mais en ce qui concerne The Divison 2... Dépasser les 1500 heures aura été une souffrance et j'attend vraiment avec espoir la sortie annoncée d'un jeu concurrent, afin d'en finir avec cet épisode. Mon ressenti global, c'est que le temps (le mien) et l'argent (encore le mien) investit sur ce second opus n'en valait pas la chandelle. Que ce soit au niveau des évènements, des quêtes, des raids, des contenus additionnels, des systèmes de build, du grind.... A mes yeux il y a à redire sur à peu près tout les sujets.
Et la situation actuelle due à la pandémie n'explique pas tout.
Dès le départ, j'ai identifié avec étonnement les mécaniques qui m'ont été vendues, comme étant celles d'un free-to-play médiocre.
Mécaniques mal maitrisées par ailleurs, puisque les talents et autres attributs ont dû être changés au moins deux ou trois fois par l'équipe en charge de cet opus.
Si elles vont très bien à beaucoup de joueurs et font le job auprès des nouveaux venus, c'est loin d'être le cas de nombreux passionnés du jeu initial, qui en majorité ont lâché l'affaire. Et ne parlons pas du PVP qui n'était déjà pas équilibré sur le premier jeu, alors sur le second...
J'ai beau être toujours admiratif du travail de communication effectué avec le State Of The Game, en terme de narration, de dynamisme ou d'atmosphère, le compte n'y est pas en ce qui me concerne.
Et le retour à New-York opéré avec Warlords n'y change rien.
Dans son ensemble, malheureusement, l'expérience proposée aura plus été source d'ennui que de distraction.

Si un The Division 3 se présente, il y a toutes les chances que je fasse l'impasse.