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Afficher la version complète : Petite fiction sur Altaïr ;)



Josipidromeno
10/11/2010, 12h42
Bon ben tout (ou presque) est dans le titre.
Rien de bien original, j'ai juste voulu me jeter a l'eau et écrire cette petite description d'une mission fictive d'Altaïr.
Toure critique est bonne a prendre (dites les moi si c'est de la merde).

400 mètres séparaient Altaïr de sa cible.
Il n’avait qu’une flèche à décocher. Il ne manquerait pas son but, il en était certain*; la combinaison de son majestueux arc en bois d’if et de la précision de son bras ne l’avait jamais trompé.
Cette méthode d’assassinat ne lui était pas familière, mais qu’importe, seul le résultat comptait. 300 mètres …
BANG*! Le bruit d’une porte qu’on enfonce parvint jusqu'à ses oreilles malgré le tumulte de la foule. Il comprit qu’il avait été repéré.
Il était pris au piège, son trait ne pouvait pas être fatal à cette distance, mais s’il patientait encore, il prenait le risque d’un combat qui éveillerait l’attention de sa proie si bien escortée.
Le doute l’envahi soudainement, sentiment rare chez lui. L’espace d’un instant, une sombre et amère pensée lui traversa l’esprit*: peut-être aurait-il du écouter Malik, et admettre les failles que comportait son plan.
Son orgueil lui avait joué un tour, et il se sentit faible face à cette soudaine vulnérabilité.
Il jeta un nouveau coup d’œil par la meurtrière, constatant que sa flèche pouvait désormais faire mouche. Trop tard*: a peine en avait-il encoché une que trois soldats firent irruption dans la pièce. Altaïr se retourna pour leur faire face et considéra la situation. Ils se trouvaient devant l’embrasure de la porte, rendant impossible toute tentative de fuite par cette sortie. Il n’y avait qu’une issue enviseagable, le combat …

Josipidromeno
10/11/2010, 12h42
Bon ben tout (ou presque) est dans le titre.
Rien de bien original, j'ai juste voulu me jeter a l'eau et écrire cette petite description d'une mission fictive d'Altaïr.
Toure critique est bonne a prendre (dites les moi si c'est de la merde).

400 mètres séparaient Altaïr de sa cible.
Il n’avait qu’une flèche à décocher. Il ne manquerait pas son but, il en était certain*; la combinaison de son majestueux arc en bois d’if et de la précision de son bras ne l’avait jamais trompé.
Cette méthode d’assassinat ne lui était pas familière, mais qu’importe, seul le résultat comptait. 300 mètres …
BANG*! Le bruit d’une porte qu’on enfonce parvint jusqu'à ses oreilles malgré le tumulte de la foule. Il comprit qu’il avait été repéré.
Il était pris au piège, son trait ne pouvait pas être fatal à cette distance, mais s’il patientait encore, il prenait le risque d’un combat qui éveillerait l’attention de sa proie si bien escortée.
Le doute l’envahi soudainement, sentiment rare chez lui. L’espace d’un instant, une sombre et amère pensée lui traversa l’esprit*: peut-être aurait-il du écouter Malik, et admettre les failles que comportait son plan.
Son orgueil lui avait joué un tour, et il se sentit faible face à cette soudaine vulnérabilité.
Il jeta un nouveau coup d’œil par la meurtrière, constatant que sa flèche pouvait désormais faire mouche. Trop tard*: a peine en avait-il encoché une que trois soldats firent irruption dans la pièce. Altaïr se retourna pour leur faire face et considéra la situation. Ils se trouvaient devant l’embrasure de la porte, rendant impossible toute tentative de fuite par cette sortie. Il n’y avait qu’une issue enviseagable, le combat …

Josipidromeno
10/11/2010, 12h43
« Laissez moi passer, mes frères, et je vous laisserais la vie sauve », somma l’assassin à ses trois assaillants de sa claire mais menaçante voix d’aigle.
« Nous ne sommes en aucun cas tes frères, assassin ! », lui répliqua sèchement le plus grand des trois gardes. La haine qui se lisait dans le regard de son adversaire n’intimida en rien Altaïr. Lui-même avait appris à dominer la sienne ; il ne savait trop bien qu’elle n’était qu’un poison qui obscurcit le jugement de qui elle s’empare. Il resta de marbre et se contenta de jauger ses opposants avec la froideur méthodique de celui qui a déjà pris la vie d’un homme de sang froid, et qui s’apprête a recommencer.
« Oui, nous sommes le bras armé du seigneur, et toi, tu t’es fait l’apôtre du malin ! », renchérit un deuxième soldat.
« Ma patience a des limites, et quant à ma clémence, je ne l’offre qu’une fois. Je ne suis certes ni si puissant ni si riche que votre bien-aimé maître, dont vous venez de prévenir l’assassinat, mais dans la situation dans laquelle vous vous trouvez actuellement, je puis vous offrir bien plus que lui : la vie. Maintenant, écartez-vous, ou je me verrais contraint de faire trois veuves de plus. »
La situation n’amusait plus Altaïr, et l’échec inattendu de son plan le rendait nerveux et irascible. Négligeant la sommation de l’assassin et surs de la force que leur procurait leur supériorité numérique, les trois soldats s’avancèrent en ricanant. Altaïr esquissa également l’ombre d’un sourire.
« Je comprend le comique de la situation, s’exclama t-il. Trois veuves de plus ! Vous êtes si laids que même une mendiante lépreuse n’oserait vous approcher. Comment pourriez vous trouver de femme en ce bas monde qui puisse vous épouser. Une aveugle ? Non, il leur reste l’odorat » Une farouche satisfaction emplit son cerveau et chassa sa nervosité quand Altaïr vit les mines des trois hommes se crisper.
« Tu peux bien parler, assassin », rugit le premier soldat, hors de lui. Tu dois être bien laid pour cacher ton visage derrière un capuchon. A moins que tu ne sois simplement trop lâche pour oser regarder ton ennemi droit dans les yeux ! »
« Ce seront la les dernières paroles qui sortiront de ta bouche de vil serpent ! » gronda Altaïr. Et tandis que l’autre éclatai d’un rire de dément, une flèche empennée d’une seule plus d’aigle lui traversa la gorge de part en part, transformant ce rire en d’horribles borborygmes d’agonie, qui firent leur petit effet sur les deux gardes restants. Leurs expressions de tyrans prêts à jouir de leur pouvoir impunément s’étaient muées en deux affreux masques de haine et de peur. Cependant, les supplications qu’attendait Altaïr tardèrent à arriver, et un regard sur le cadavre de leur ancien collègue renforça la volonté des deux hommes. Ragaillardis, ils se retournèrent pour faire face à leur adversaire. Trop tard …
Se retournant, ils ne trouvèrent qu’une pièce vide et la fenêtre ouverte. Pire ; leur parvint soudain le bruit tant redouté : un cri assourdissant, suivi d’un silence de plomb, plus significatif encore. Horrifiés, ils scrutèrent mutuellement le visage de leur partenaire, cherchant tacitement dans les yeux de l’autre la confirmation de ce qu’ils croyaient tous deux avoir entendu. Ils comprirent alors qu’ils ne s’étaient pas trompés : c’était bien le hurlement de leur maître, le régent de Jérusalem, qui avait transpercé le calme de cette belle matinée d’août.
Les chants des prêtres et les appels des marchands vantant la qualité de leur camelote s’étaient mués en cris de terreur, ou avaient laissé place aux ordres des capitaines dirigeant les troupes lancées à la poursuite de l’assassin. Les cloches de la cathédrale annoncèrent l’état d’alerte dans laquelle le meurtre avait plongé la cité. Seul un bruit avait persisté : après avoir auguré le forfait de l’assassin, le cri de l’aigle célébrait sa victoire.
L’un des deux soldats s’approcha de la fenêtre pour s’assurer de l’identité de la victime. Mal lui en prit ; une main le saisit et le fit basculer par-dessus le rebord. Sa chute de trois étages lui fut fatale. Altaïr profita de l’impulsion que lui procura la traction de sa victime pour se hisser sur le rebord. Son dernier opposant toujours debout tenta de lui trancher les jambes d’un mouvement circulaire de son épée, mais Altaïr était trop rapide pour lui, et son armure le ralentissait. L’assassin agrippa le rebord supérieur de la fenêtre et, d’un même mouvement, balança ses jambes en arrière, les mettant hors de portée de la lame de son adversaire, puis les lui balança en plein visage pour le jeter au sol. Il sentit le nez de son adversaire craquer sous le choc. Se ruant à une vitesse stupéfiante sur l’homme qui tentait de se relever avec peine, Altaïr le retourna sur le dos et planta sa lame secrète dans le plancher en lui traversant le bras pour le neutraliser. Lui bloquant son bras encore valide avec le genou, il plaça sa lame courte sous la gorge de son ennemi vaincu.
« Tu as entendu ma voix et reconnaîtrai ma démarche, se justifia t-il. Je n’ai pas le choix. »
Malgré le nombre de vies auxquelles il avait mis fin, il répugnait toujours a en prendre une de plus …
« Pitié ! » supplia sa victime. J’ai un fils ! »
« Alors, dis-toi que ta mort est la meilleure façon de le protéger. Repose en paix ».

Greyzlack
11/11/2010, 09h15
Mince, ton sujet date d'un jour et personne n'a encore réagit, c'est d'autant plus curieux que cela me réjouit de pouvoir être le premier à poster mon avis.

Que dire ? Là où les autres sont allés chercher un contexte original, toi tu as repris celui d'un univers déjà exploré. On pourrait prétendre au choix de la facilité mais il est évident que vu ton niveau de narration, ce n'est pas la facilité qui t'a poussé à choisir ce contexte là.

C'est bien écrit, fidèle dans l'univers tant que dans l'esprit du personnage que l'on connait déjà, et cela est une bonne difficulté que de rester fidèle à un personnage que l'on connait déjà. Il est vrai qu'Altaïr a connu le doute et s'en est exprimé durant le premier opus, mais la fenêtre ouverte sur sa pensée directe offre une autre perspective du personnage. Là où je discuterais peut être, ce sera sur le coté railleur du personnage, mais cela ne gâche en rien le plaisir du récit.

La seule zone sombre du récit est contenue entre la mort du premier des trois gardes et celle du second qui passe par la fenêtre. Le régent de Jérusalem est tué de ce que j'ai compris, c'est bien assez clair, mais la question qui me vient est: qui l'a tué ? Est-ce qu'Alaïr a eu le temps de décocher une flèche, si c'est le cas il n'y a aucun élément narratif qui le souligne, ou est-ce un autre Assassin puisqu'il n'est pas impossible que plusieurs Assassins aient travaillé en équipe ? Quoique Altaïr en équipe, ça parait saugrenue comme hypothèse.

Bref, une fan fiction intéressante, je ne sais pas, je ne pense pas mais peut être que je me trompe, si il y aura une continuité dans ton récit, mais même si celui ci se clôture là ou dans deux trois post, on peut déjà dire que c'est une belle fiction.

Ah dernière question qui me vient quand même, à quel moment de la chronologie d'Altaïr ton texte se situe ? Avant ou après le premier Assassin's Creed ? J'aurais tendance à dire après, mais peut être que je me trompe.

Merci et bravo.

miss-chibi
13/11/2010, 03h21
toi au moins tu respect le vocabulaire du jeu . http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/yes.png
je t'en félicite j'ai l'impression d'être dans le jeu !

clems13_761
13/11/2010, 05h08
oui, moi aussi j'adore le style de cette fiction et son vocabulaire. je reconnais bien le mélange de sagesse et d'arrogance d'Altaïr.
conclusion : début de fiction prometteur et travail de qualité.

on attend la suite

Josipidromeno
13/11/2010, 05h54
Tout d'abord, je tiens à vous remercier infiniment pour ces premiers avis positifs http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/clindoeil.png
Ensuite, je voudrais aussi clarifier la situation ; cette petite fiction n'est pas destinée a se poursuivre (au risque de vous décevoir^^), c'était plus un petit délire sur un univers qui me fascine vraiment.
Je ne ferme pas totalement la porte à une suite éventuelle, mais ce n'est pas d'actualité, car il faut dire que j'ai pas mal de boulot cette année (quelle idée de choisir une série scientifique quand on a plutôt la fibre littéraire^^), et que je ne pense pas poursuivre sur l'univers AC, qui, il faut dire, est déja largement exploité.

Kanjin, pour répondre à ta question, c'est bien Altaïr qui à tué le régent de Jérusalem, il faut dire que c'était un peu maladroitement sous-entendu. Et pour ce qui est du point de vue chronologique, mon texte se situerait en effet plutôt après les évènements d'AC1.

Greyzlack
14/11/2010, 13h12
Et bien voilà qui me satisfait amplement, pas besoin de suite, ce texte ce suffit à lui même. Les histoires les plus longues ne sont pas forcément les meilleures.

Josipidromeno
15/11/2010, 13h03
Je suis on ne peut plus d'accord, et je n'ai de toute façon surtout pas envie de bâcler une éventuelle suite.
En revanche, après beaucoup de relectures, je constate que le côté railleur que tu as reproché à Altaïr ne colle en effet pas du tout au personnage, puisque, comme je te l'ai confirmé, l'histoire se déroule après les évènements d'AC1. Notre héros avait donc beaucoup gagné en maturité, et une telle attitude lui sied mal, je dois l'avouer^^